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Microfinance au Nord-KIvu, après la pluie c’est le chaos?

Innondation d'une maison

Après la pluie c’est le chaos ? Cela paraît être le cas pour la microfinance au nord Kivu, un secteur qui a connu tourmentes et chutes. Les chutes qui ont jadis secoué le secteur et qui semblent avoir laissé des plaies dans les cœurs des bénéficiaires de services de microfinance[1]. À ce jour l’on peut juste remarquer que le secteur paraît être délaissé et cela d’une manière illustrative donne l’image des plaies qui au lieu d’être soignées par le médecin compétent à la matière, ont subi une sorte de cicatrisation non voulue (les victimes ne sont pas encore remis dans leurs droits)[2].Au fait ici le médecin premier est la banque centrale du Congo et dans pareille situation elle est l’organe compétente dans le redressement, voire même dans la protection et la remise en droit des bénéficiaires victimes des effets de la microfinance.

Au vu et au su de toutes ces crises, ce qui se passe dans la microfinance au Nord-Kivu soulèverait ben des questions, L’on se demanderait bien si la banque centrale du Congo a mal géré la crise. Et également l’on se demanderait si les organisations multilatérales ou bilatérales et les ONG en ont assez du combat de la microfinance dans la quête d’inclusion financière ou si simplement ils en ont marre avec le secteur. En fin de compte l’on pourra même remettre la microfinance en cause comme outil de lutte contre la pauvreté.

Autant des questions peuvent surgir à propos de la microfinance, mais pour ne pas revenir dans un sujet polémique même au niveau des chercheurs et scientifiques dans le domaine, admettons-le que l’inclusion financière est un facteur de lutte contre la pauvreté.

Au fait, pour essayer d’aborder les crises en microfinance en RDC ou au NORD Kivu, il sied d’abord à savoir quelles sont en sont les causes. La théorie scientifique attribue plusieurs causent les problèmes de gouvernance, les problèmes de remboursement de crédit, … C’est bien bien meme le cas en réalité pour notre Pays, les faillites et les échecs des IMFs sont dues à toutes ces causes.

A chaque action correspond une réaction dit-on et si l’on observe correctement la situation actuelle dans la sphère de la microfinance au Kivu l’on ne peut manquer d’observer certains éléments que j’ai pu souligner ci-dessous :

Les petits entrepreneurs sont à la merci des usuriers et des Cambistes/ Bienvenue à la microfinance informelle.

Actuellement pour avoir accès au crédit, le chemin le plus rapide est de voir un ami cambiste, un préteur à gage ou un usurier et ce dernier fixe un taux d’intérêt à couper le souffle, mais comme le petit entrepreneur est dans un besoin urgent d’argent, l’unique solution est d’accepter.

En ville de Goma, quoiqu’il n’y ait plus trop de cas de cambriolage ou des vols à main armée, garder l’argent chez soi ne nous laisse pas dans une stabilité psychologique, il suffit qu’une souris passe on s’inquiète de savoir s’il n’a pas fui avec l’argent et pire encore s’il y a crépitement de balle au quartier si ces voleurs ne finiront pas par venir nous ravir le peu de sous que l’on possède. La banque et les COOPEC sont les vrais demeures d’argent.

La baisse de la qualité dans l’offre de service de microfinance par les quelques IMF restante.

 Avant l’on faisait des publicités pour appeler les gens à s’inscrit dans telle ou telle banque ou Imfs, mais actuellement, certaines banques et Imf font attendre les clients à queues-de-poisson. Celui qui se fatigue n’a qu’à rentrer à la maison. Plus de publicité, plus questions de dorloter les clients.

En realité, La microfinance nous permettait de bien gérer notre argent

Certaines personnes me diront que le secteur a été source de malheurs pour bon nombre de personnes (Dutch, hekima, imara,) mais je peux juste le poser la question suivante, est-ce que parce que les motos causent d’énormes accidents que l’on a interdit de recourir à ce moyen de transport ? La réponse est non. Bon nombre de personnes ont même peur du crédit, et cela est tout à fait logique car le climat même des affaires fait peur dans notre pays, mais laissez-moi vos chers amis, ce secteur est très important, les autres en profitent. Bien même si l’on ne fait pas recours aux crédits, il y a bien évidemment le service d’épargne qui sont offerts par les IMF. Il y a bien sûr toute une panoplie de service financier en microfinance.

La méfiance vis-à-vis du secteur ne fait qu’enraciner l’exclusion financière des petits entrepreneurs aux détriments des grands entrepreneurs.

L’argent dans la banque il y en a, le service de crédit est toujours offert au plus riche, mais est-ce d’autant que les petits entrepreneurs n’en’ont pas besoin ? Non ! Un de nos professeurs à l’université disait que le secteur financier est comme le sang dans l’organisme humain. Imaginer un peu cette couche où le sang n’arrive pas, elle est exposée aux maladies graves. Pour les business, tous business, on a besoin d’un peu de coup de pouce financier et cela est généralement le bien de la microfinance. EN effet la microfinance nous permet d’accéder aux services financiers à bon prix, bon nombre des gens que je côtoyais et qui ont besoin de ces services font recours aux services informels.

Est-il possible d’entreprendre sans argent ? La réponse logique à cette réponse est non. Chers lecteurs, chères lectrices nos droits sont volés et c’est un droit légitime de revendiquer à ce que ce secteur soit opérationnel et accessible à tous.

Mes recommandations pour que le secteur de microfinance soit à nouveau opérationnel et réellement inclusif.

  • Que la banque centrale redynamise le secteur de microfinance tout en mettant à jour ses politiques de gouvernance et de regle prudentielles.
  • Que la banque centrale du Congo réanalyse les politiques de créations des IMF et des Coopecs
  • Que la banque centrale remette les victimes de services de microfinance dans leurs droits.
  • Que les IMFs, les ONGs et les partenaires impliqués dans la microfinance s’impliquent encore d’avantage et forment les bénéficiaires des services de microfinance en éducation financière.
  • Que le cours d’éducation financière soit mis en avant dans les classes terminales du secondaire.
  • Que les bailleurs de fonds continuer d’appuyer le secteur oeuvrant plus dans la microfinance appuyant les Coopec et Imf en milieu rural et soutenant l’agriculture.

[1] https://www.radiookapi.net/2015/09/23/actualite/societe/goma-les-epargnants-des-cooperatives-liquidees-reclament-1-million-de

[2] https://www.radiookapi.net/actualite/2014/02/21/173224

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